Accueil > Culture > Lieux culturels > Service des archives municipales

Service des archives municipales

Missions

Le Service des archives municipales, véritable mémoire de la ville, a quatre missions :

Dépôt d'archives niveau 3 Collecter  les documents auprès des Services municipaux, auprès des particuliers, des entreprises, des associations, des familles afin d’enrichir les sources de l’histoire locale,

Classer  les documents suivant des cadres de classement précis, les inventorier pour retrouver l’information,

Conserver  les archives ainsi traitées sont conditionnées dans des pochettes, boîtes et meubles dans des dépôts répondant aux normes spécifiques de conservation (température, humidité, luminosité…),

Communiquer et mettre en valeur  ce patrimoine archivistique unique par une communication directe en salle de lecture ou par l’intermédiaire d’expositions, de publications….

 

Sources archivistiques et documentaires

Ce service communal conserve de nombreuses sources d’informations historiques :

Fonds documentaires

Journal des cantons de Guebwiller et Soultz 1860-1863La presse locale : Journal des cantons de Guebwiller et Soultz, Gebweiler Kreisblatt, Gebweiler Tagblatt, Gebweiler Volksblatt, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Alsace (1945-2005).

Les périodiques : 106 revues administratives, historiques et archivistiques.

La bibliothèque historique et administrative (1000 ouvrages).

Des dossiers de presse biographiques et thématiques

 

Les fonds d’archives

Les fonds d’archives de la Ville de Guebwiller sont particulièrement riches. Ils offrent un panorama complet de l’histoire de la commune du XIIIème siècle au XXIème siècle.

Les archives nées de l’activité communale :

Maison forestière de l’Ax

Les archives anciennes (XIIIème siècle-1790, classement et inventaire imprimé de Moïse GINSBURGER, 1928).

Les archives modernes (1790-1976).

Les archives contemporaines (1977-2011).

 

 

Les archives privées (dons, dépôts, acquisitions…) :

Rue du Canal

 

 

  • Fonds du Centre Départemental d’Histoire des Familles,
  • Fonds de cartes postales et de photographies anciennes,
  • Fonds de partitions de Charles Kienzl…

 

Parmi l’ensemble de ces archives, voici quelques pièces remarquables parmi tant d’autres :

 

  • Lettre de l’empereur Ferdinand rappelant les bourgeois de Guebwiller à l’obéissance qu’ils doivent à leur seigneur le prince-abbé de Murbach (Innsbruck 17 avril 1563).
  • Livre des bourgeois de Guebwiller (1585-1621).
  • Dossiers de procédures criminelles (procès de sorcellerie XVIème-XVIIème siècles).
  • Cahier de doléances (1789).
  • Registres paroissiaux (1582-1791), registres d’état civil (1792-1913).
  • Atlas cadastral (1826).

 

Renseignements pratiques

Où nous trouver ?

Service des archives
bâtiment 2,
73, rue de la République

03 89 76 80 61
archives@ville-guebwiller.fr

 

Qui peut consulter et comment ?

Toute personne peut accéder gratuitement aux archives communicables en déclinant son identité (se munir d’une pièce d’identité officielle avec photographie).

Salle de lectureLa consultation des archives et de la documentation se fait, sur rendez-vous (tél. 03-89-76-80-61, archives@ville-guebwiller.fr), dans la salle de lecture du service, après inscription du lecteur.

Les lundi et vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 18h,

les mardi et jeudi de 9h à 12h.

 

 

 

La communicabilité et la reproduction des archives

Certains documents ne sont pas communicables car :

  • Leur état de conservation ne permet pas de consultation sous forme d’originaux,
  • Certains fonds d’archives ne sont pas classés,
  • Certains documents ne sont communicables qu’après un délai de 25, 50, 75 ou 100 ans, en application de la loi n°2008-696 du 15 juillet 2008. Exemple : les registres d’état civil ne sont consultables qu’après un délai de 75 ans pour les registres des naissances et des mariages. Les registres des décès sont communicables immédiatement.

 

Les documents peuvent être reproduits sous forme de photographie (par vos soins et sur place), de photocopie lorsque le support le permet (par nos soins et suivant les tarifs adoptés par le Conseil municipal). Les registres, les documents fragiles et les documents de grand format ne sont pas reproductibles par photocopie.

 

Les actes d’état civil de 1792-1935 ont été numérisés. Ils peuvent faire l’objet d’une impression (suivant les tarifs adoptés par le Conseil municipal).

Usine à gaz vers 1930

 

 

Hier et aujourd’hui

CHAPELLE NOTRE DAME DU SAERING
400ème anniversaire
1618-2018

L’actuelle chapelle du Saering, la chapelle du cimetière, a été construite en 1618. Il y a tout juste 400 ans. Elle a été édifiée sur une chapelle plus ancienne, dédiée à la Vierge Notre Dame hors les murs, fondée le 18 décembre 1474, par Pierre de Hungerstein et son épouse Susslin née de Hagenbach. C’était à l’origine un pèlerinage dédié à Maria Elfenbein. La statue de dévotion d’origine, en ivoire, a disparu probablement à la Révolution.

 

 

Sehring ou Saering
Elle tient son nom du coteau dominant le cimetière. D’après Charles Braun, le Seering était l’emplacement d’anneaux de fer qui servaient à l’amarrage des vaisseaux au temps où la vallée du Rhin formait une mer.

 

 

Historique

Construite en 1618, comme l’atteste la date inscrite sur la porte de la façade sud, elle a été consacrée le 11 mai 1625 par l’évêque de Bâle, Nicolas de Diesbach, en présence de l’Archiduc Léopold d’Autriche.

Au 18ème siècle, la chapelle possède ses propres biens : une maison attenante, un jardin, un pré administré par un « Pfleger » nommé par le Conseil. Un ermite avait la jouissance de cette maison.

 

AMG 1C189 J.P. Deck

 

Les événements de la Révolution l’ont préservée mais vidée de son mobilier. La chapelle et ses jardins ont été ensuite vendus comme biens nationaux à Jean-Paul Anselm, Dominique Althoffer, conseiller municipal, marchand de fer et Antoine Jehlen, jardinier pépiniériste. Tous trois revendirent l’ensemble aux Ets Ziegler Greuter et Cie, à charge pour eux de les échanger avec la Ville pour en faire un cimetière.

AMG 2M50

 

 

A cet effet, le Conseil municipal présidé par le Maire Stoll, consent à échanger les terrains situés au Saering contre – le cul de sac Closterfrauen gässlen, – une partie de la pépinière communale située au ban de l’enclos du couvent, – une partie de l’ancien fossé extérieur situé au-dessus de la maison de garde de la porte de la vallée et entre la chaussée de Buhl et le canal des moulins, – la permission de pratiquer une communication depuis l’enclos du couvent vers les parties extérieures de leur fabrique (uniquement pour les personnes à pied), – la permission de démolir la vieille tour sur leur propriété près de la tuilerie, de murer l’ancienne porte qu’elle masquait et de faire une ouverture pour faciliter la communication entre les deux parties de la fabrique.

 

Depuis 1810, l’édifice sert de chapelle au cimetière.

 

Les combats de la Guerre 1914-1918 ont causé des dommages à la toiture et aux fenêtres de l’édifice religieux. Plusieurs artisans guebwillerois ont travaillé à sa restauration : 1919 intervention des Ets J. et F. Schmitt (fermeture de la porte), 1920 intervention des Ets Auguste Issemann sur les fenêtres.
Les vitraux en verre blanc et peints ont été exécutés par les ateliers d’Albert Gerrer de Mulhouse.

En 1946, Charles Wetterwald a rénové le chœur à l’invitation du chanoine Kuentz.

Par la suite, des travaux de remise en état de la toiture ont été successivement réalisés en 1975 et en 2002 (par Christophe Herrgott de Feldkirch).

Ce bel édifice a été inscrit à l’Inventaire des monuments historiques, le 28 février 1991.

 

Le style architectural

De style gothique tardif, la chapelle, orientée, est composée d’un vaisseau à nef unique, de plan rectangulaire, fermé à l’est par un chevet polygonal, épaulé par six contre-forts. Le toit couvert de tuiles, est composé de deux versants terminant en croupe polygonale à l’est. La façade occidentale est dominée par un pignon et un clocheton.

 

Élévations extérieures :

L’édifice repose sur un socle en pierres de taille, les façades sont divisées horizontalement et s’ouvrent sur plusieurs oculi et fenêtres en plein cintre.
La façade ouest accueille dans une niche au dessus du portail en arc brisé, une piéta en pierre blanche avec en arrière plan une croix en pierre.
Le clocheton est en plan hexagonal. Ses six pans rectangulaires sont munis d’abat-sons et surmontés d’un toit pointu à six pans triangulaires portant une croix en fer forgé.
Le chevet est de forme polygonale à trois pans. La partie inférieure est cachée par une maison d’habitation.

Élévations intérieures :

– La nef est une salle rectangulaire avec en couverture un plafond. Au revers de la façade ouest se trouve une tribune en bois soutenue par deux colonnes en bois, reposant sur des socles de pierre. Elle donne accès au pignon et au clocheton par un escalier logé dans l’angle sud.

 

Un arc triomphal brisé, sépare la nef du chœur. Un grand Christ en croix y est fixé. Trois marches donnent accès au chœur. La nef est pavée de dalles en grès. Les murs sont ornés de grands tableaux. Dans les angles sud-est et nord-est se trouvent deux autels baroques.

 

 

Le chœur est voûté d’ogives et comprend une travée barlongue avec une petite clé ronde et trois voûtains triangulaires. Les ogives sont moulurées en amande et retombent sur six consoles, placées à mi-hauteur. L’une coté nord est ornée d’une tête. Les fenêtres ont des vitraux modernes.

 

 

Le mobilier, les sculptures et l’orfèvrerie :

* Dix tableaux ornent les murs nord et sud de la nef. Œuvres de Franz Hillenweck (Hilleweg) de Thann en 1709, ces peintures à huile sur toile ont été commandées par les Dominicains pour orner l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Elles ont été transportées après la Révolution.

 

Le mur nord accueille d’est en ouest : Saint Pie V, Saint-Thomas d’Aquin, Saint-Dominique, Saint-Augustin, Sainte-Madeleine, Le Christ sauveur.
Mur sud, Sainte Catherine de Sienne, Saint-Antonin, Saint Vincent Ferrier, le Christ et la Vierge.

 

 

* Le mur au fond du chœur accueillait un tableau central représentant la Déploration du Christ. Cette peinture sur toile marouflée datant de la deuxième moitié du XVIème siècle provenait de la chapelle du château de la Neuenburg. L’œuvre qui aurait été commencée par Quentin Metsys est attribuée à Willem Key (1520-1568). Elle est dorénavant conservée au musée Théodore Deck.

 

* De part et d’autre du chœur sont installés deux autels avec tableaux. De style néoclassique, ils proviennent du couvent des Dominicaines et accueillent deux tableaux représentant Saint-Roch et Saint-Dominique (peints par Johann Pfunner en 1771).

 

* Un Christ en croix dans l’arc triomphal sépare la nef du chœur. En bois polychrome du XIXème siècle, l’œuvre s’inspire de la crucifixion du retable d’Issenheim de Grünewald (1,70 m sans la croix).

 

* Le Maître-autel est en stuc de style néogothique des années 1840.
Il provient vraisemblablement de la chapelle de l’hôpital de Guebwiller.

 

* La cloche en bronze, date de 1696. Elle est ornée de quatre médaillons représentants les Évangélistes et leurs symboles. Elle est l’œuvre de Hans Heinrich Weitnauer de Bâle.

Les messes n’y sont plus célébrées mais depuis deux ans, la chapelle revit grâce à l’organisation de concerts de musique classique en été.

 

Sources : Archives 2M50, 2M58, 2M59, 63W106
Bibliothèque : 1C116, 1C189, 1C322, 1C323, Dossiers de presse
Photographies : droits réservés AMG